« Qu’est-ce que tu voudras faire quand tu seras grande ?
– Peintre ! »
 
PEINTRE POUR JOUER
Avec la lumière qui expose et fait varier les contours.
Avec la couleur qui fond, se dégrade et se métamorphose.
Avec le regard qui invente et reconnaît.
Avec les mains qui tour à tour caressent et testent la résistance de l’outil.
Avec le monde contenu tout entier dans une simple goutte d’encre.
 
PEINTRE POUR APPRIVOISER
ses rêves et créer des univers multiples, formés de petits points à relier et de trajectoires dansantes à relire.
Écrivant ainsi les mots d’un langage indicible, ayant pris vie suite à une série d’accidents programmés.
 
PEINTRE POUR APPRENDRE
à inscrire des formes libres capturées à l’instant t, ces lignes imaginaires qui tracent le territoire d’une mémoire fragmentée.
Alors, les signes du réel viennent s’y glisser pour y faire parfois surgir des histoires universelles, sans cesse revisitées.
 
PEINTRE POUR CHOISIR
à travers une teinte, une texture, une contrainte – ou limites de temps et d’espace – de montrer et partager avec celui qui regardera
La trace du geste expérimenté.
L’expression d’une idée développée.
L’impression de sens recomposés.
 
 
MON PARCOURS
 

2017 : Création en cours d’un atelier d’artiste ouvert au public, à Pornichet
Exposition au XXVème Salon International du Mérite Artistique Européen – Maison du Patrimoine de Mesquer, presqu’île de Guérande

2016 : Exposition au salon Art3f de Nantes
Exposition au Sarah B. de La Roche Bernard
Exposition collective avec Les Amis de St Fiacre au site de la Cantrie de St Fiacre sur Maine (44)
Exposition collective avec Les Amis de l’Art à la Vinaigrerie du Pellerin (bords de Loire)
Exposition collective – La Boule d’Or, Pontchâteau
Exposition collective Les Amis de l’Art – Espace Rex, Le Pouliguen

2015 : Exposition au salon Art3f de Nantes
Exposition et vente aux enchères Drouot (Paris)
Cotation Drouot
Exposition au XXIIIème Salon International du Mérite Artistique Européen – Maison du Patrimoine de Mesquer, presqu’île de Guérande
Exposition au salon d’art contemporain Petits Formats dans la Chapelle de la Congrégation lors des Week-Ends de la Chapelle de Josselin
Salon Art Shopping au Carrousel du Louvre – Paris
Salon Habitat Déco au parc des expositions de Nantes
Exposition collective Little Treasures – Galleria de Marchi, Bologne
Exposition collective Les Amis de l’Art – Loft Bayard, Nantes

2014 : Exposition au salon Art3f de Nantes
Exposition et vente aux enchères au salon Artoulous’expo de Toulouse
Exposition au salon Esprit Maison de Rennes
Animatrice d’un stage de peinture numérique destiné à des jeunes ados, pour le COS de Nantes (Maison des Confluences)


2013 : Exposition au salon Habiter de Nantes


2012 : Exposition d’œuvres numériques imprimées (grands formats) à la mairie de Pont de l’Arche (Eure)
Exposition au salon Habitat & Déco de Nantes

Exposition au show room de Hase – Nantes


2011 : Exposition Drôles de Numériques au théâtre Éphéméride – Val de Reuil
Exposition au salon de coiffure Mélanie Strippe – Nantes
Animatrice d’un atelier d’arts plastiques pour les 6-11 ans au sein des écoles primaires de Petit Couronne (76)


2009 : Participation à la création des décors du festival SLAM Fever de Rennes
Création d’une fresque à Saint Nazaire pour le siège de la société Espace Domicile


2008 : Exposition à la Non Galerie (Paris) d’œuvres originales


2008-2016 : Graphiste et webdesigner au sein d’Oasart éditions



2006-2008 : Master II recherche en Arts & Technologies Numériques à l’Université Rennes II
Monitrice en Pratique de l’Image Numérique à l’Université Rennes II (cours de Travaux Dirigés pour des Licence I Arts Plastiques)


2005 : Exposition au Festival Jazz in Marciac
Co-création de la société Oasart éditions (communication et graphisme)
Création d’une fresque chez un particulier


2004 : Création d’une fresque à la piscine de Villejean (Rennes)


2003-2004 : Exposition au Festival Interceltique de Lorient


2003-2006 : Licence d’Arts Plastiques à l’Université Rennes II Haute Bretagne


2002 : Performance à l’occasion des 25 ans de la société Scann Ouest – Nantes


2001-2003 : Formation à l’École de Design Nantes Atlantique

 
 
ON EN PARLE
 
Je vous invite à lire l’article de Maud Montmartin, architecte d’intérieur à Nantes, à propos de mon travail : 
retrouvez-le en intégralité sur son site internet casastoria.fr.
 
 
INTERVIEW Maison & Jardin n°33 – AVRIL / MAI 2013
 
 
Pourriez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?

J’aime créer, sur différents coins de tables et tableaux, des images naissant au hasard de rencontres entre points et lignes, lumières et couleurs, taches et tracés délicats. Trois grandes étapes ont traversé mes expérimentations artistiques et continuent de les transformer en profondeur : il y a eu tout d’abord l’École de Design Nantes Atlantique, puis l’Université Haute Bretagne de Rennes (Licence III d’Arts Plastiques / Master II recherche en Arts et Technologies Numériques), suivis de près par la co-création d’une entreprise familiale, Oasart éditions, dans laquelle j’occupe mon poste actuel de designer graphique.

Quel est votre style ?

Mi-abstrait / mi-figuratif : difficiles à discipliner, mes tableaux parlent et transcrivent des ressentis par la couleur ; des personnages par la ligne. L’être humain est un sujet omniprésent dans mon travail. Plus ou moins identifiable, il navigue souvent parmi des fonds abstraits plus sauvages, instinctifs. Je ne cherche pas à coller à la réalité, il n’y a pas de modèle à reproduire ou bien à traduire : les visages sont inventés, les corps se transforment, s’étirent, deviennent malléables et composites pour s’entremêler aux autres formes entrevues au gré du regard.

Quelles sont vos techniques de travail ?

Via la surface à réfléchir, les techniques avec lesquelles je joue se répondent et se complètent en faisant varier au cours du temps la nature-même de ce que je produis. Je fabrique tout « à la main », que ce soit à l’aide de pinceaux, de crayons ou bien d’une tablette graphique reliée à l’ordinateur. J’utilise les contraintes et les qualités de ces outils selon mes envies et recherches, avec en fil conducteur une double gestuelle : j’étale et je trace, en soulignant les formes que je devine dans le brouhaha des taches. À cet exercice qui ne relève donc pas seulement de dextérité ou de technicité, il n’y a pas de victoire ou de défaite, juste une suite de surprises et d’accidents, à découvrir et poursuivre pour décider ou non du point final.

Lorsque vous commencez une toile, avez-vous une idée précise de l’aboutissement souhaité ?

Non, je conçois plutôt mes images comme un jeu, dont la partie visible n’est que le résultat d’un processus de création. Je ne sais pas à quoi va ressembler cette feuille ou cet écran vierge – qui ne le reste pas longtemps – sous l’impulsion du crayon, du pinceau ou encore du stylet… Autrement dit un dessin sans dessein, sinon celui de fixer dans l’espace ce trajet toujours unique et à durée indéterminée, celui du geste spontané guidé par l’imaginaire.

Que souhaitez-vous transmettre à travers vos œuvres ?

Un désir de faire émerger chez l’autre des associations d’images, des émotions, des histoires à s’approprier, du plaisir à contempler… Donner à voir et à lire un monde onirique construit avec le geste du peintre qui n’est pas si loin de celui de l’écrivain : là ou la main de l’un dessine boucles, volutes et formes géométriques pour tracer les signes de la langue, celle de l’autre fabrique un autre langage, à la fois plus universel dans ses symboles et plus personnel dans son interprétation. Ces « légendes inversées » pour contes pluriels sont à mon sens une passerelle proposée pour goûter au voyage immobile.

Quels sont les artistes et les choses qui vous inspirent/influencent ?

Je puise sans cesse dans des ressources en tout genre : musique, cirque, poésie, arts plastiques et numériques… Cependant, certains peintres modernes comme Chagall et Kandinsky ont particulièrement retenu mon œil de spectatrice, et par là-même celui de créatrice : en tentant de reconnaître ce qui me touche tant dans leurs œuvres, c’est mon travail que j’explore et que je remets en question. La matière elle-même, le processus de fabrication ponctué de ses accidents de parcours sont les points de départ du rêve éveillé qui ne tarde guère à surgir : je ne fais qu’exprimer à ma façon ce qui m’entoure très intimement.